mardi 18 septembre 2012

Guide des surnoms des montres Seiko : l'Alpinist

Alpinist est le nom officiel d'une gamme de montres Seiko lancée en 1961, toujours active aujourd'hui. Les Alpinist sont conçus pour des randonneurs et amateurs d'alpinisme. Au fil des ans, les Alpinist sont sortis en version mécanique (à remontage manuel ou automatique) et en version quartz. Beaucoup de ces montres présentent une lunette interne avec compas et une étanchéité à 200m.

La première génération d'"Alpinist" : la Laurel version crème (1961)

L'"Alpinist" Laurel version noir (1961)

Guide des surnoms des montres Seiko : l'Alien

Ce modèle a été dessiné par Giorgetto Giugaro, célèbre designer automobile, pour Seiko. La montre a été portée dans le film Aliens, le retour par Ellen L. Ripley dans sa version acier, et par l'androïde Bishop, dans sa version noire. Le nom officiel de ces Seiko est Speedmaster Chronograph 7A28-7000 (nom donné par Ikuo Tokunaga, ingénieur chez Seiko). Il s'agit de chronographes à quartz à boutons poussoirs verticaux positionnés sur le côté du boitier. Leurs références sont SSAY058 (version noire) et SSAY068 (version acier ).

Seiko Speedmaster Chronograph SSAY058, dite "Alien"
Seiko Speedmaster Chronograph SSAY068, dite "Alien"

Guide des surnoms des montres Seiko : Sommaire

Les montres Seiko suscitent un grand intérêt chez bon nombre de personnes, à tel point qu'elles leur donnent des petits noms pour les désigner simplement. Il n'est d'ailleurs pas toujours simple de suivre des discussions d'initiés sur les forums horlogers, si bien que je vous propose ce petit guide récapitulatif des surnoms donnés à nos chères montres Seiko.

Alpinist
Monster
Night Monster (voir Monster)

Samurai
Shogun
Turtle

vendredi 31 août 2012

Revue Seiko SBDC005 : Conclusion

J'ai dû passer de l'ordre d'un an à surfer sur les forums horlogers pour trouver ma première montre mécanique. Après moultes tergiversations, mon choix s'est porté sur la Seiko SBDC005 et je n'ai aujourd'hui aucun regret. J'en suis même amoureux ! Je la porte presque tous les jours et je prends toujours autant de plaisir à lire l'heure qu'elle m'indique toujours avec précision. J'aime également jouer avec les bracelets même si le bracelet acier a ma préférence. On a presque l'impression de changer de montre rien qu'en changer le bracelet.

Le rapport qualité / prix est excellent, le mouvement fiable, ses qualités de plongeuses sont très appréciables, elle est massive tout en étant élégante pour un usage de tous les jours, bref c'est finalement une montre sans souci, utilisable en toolwatch, parée à toutes les épreuves du quotidien.

Mon choix s'était porté sur le cadran orange du fait de l'aspect plus sportif de cette version de la Sumo. J'aimais également beaucoup la noire, classe, mais moins originale et exclusive, la SBDC005 n'étant commercialisée qu'au Japon. Il est certain que ce cadran orange ne passe pas inaperçu, mais c'est tout à fait ce que je recherchais.

La SBDC005 à mon poignet (19 cm)

Revue Seiko SBDC005 : Le calibre 6R15 dans les entrailles de la bête

Le mouvement Seiko 6R15 est un excellent mouvement "basique" qui n'a rien à envier au classique ETA 2824-2 en finition standard. Le calibre est précis, fiable, bien fini et bénéficie d'une excellente réputation. La tenue de l'heure dans le temps est remarquable : à peine quelques secondes sur un mois pour ma Sumo (je dois avoir eu un peu de chance car le 6R15 de ma Seiko SARB065 perd de l'ordre de 10 secondes par jour).

Il s'agit précisément du calibre 6R15B, B car il s'agit d'une version construite après octobre 2006, mutualisant 6 pièces (le pont de rouage, le barillet complet de mouvement, le pignon et la roue de centre, le rochet, la masse oscillante et la vis du rochet) avec le mouvement 6R20 (équipant des Seiko de la gamme Premier). Seiko avait fait ce choix en raison d'économies d'échelle et c'en est pas plus mal pour ce mouvement 6R15.

Le calibre 6R15B dans le ventre de la SBDC005
Copyright etienne

Il est équipé d'une fonction stop-seconde, bien pratique pour régler précisément l'heure, et d'un remontage possible par la couronne en plus de celui par le mouvement du poignet.

Un article de ce blog montre ce calibre en mouvement : Le mouvement Seiko 6R15 en vidéo.

Revue Seiko SBDC005 : Les autres bracelets pour la Sumo

Mes pérégrinations sur le net m'ont permis de découvrir d'autres alternatives au bracelet vendu avec la montre. Il y en a pour presque tous les goûts, les bracelets cuir restant relativement rares car inadaptés du fait de l'espace important laissé entre le boitier et la pompe du bracelet. Cela dit, certains portent leur Sumo sur un cuir. A priori, je n'aime pas.

Yobokies, encore lui, commercialise un bracelet Oyster de largeur 22 mm avec des embouts pleins de 20 mm pouvant s'adapter aux dimensions des cornes de la Seiko Sumo. La boucle est siglée Seiko comme l'original, mais l'extension de plongée est absente. Cette solution présente l'avantage d'offrir un bracelet plus large de 10% au bracelet acier classique. Les embouts sont pleins, le bracelet est lourd et semble être de bonne qualité. Cependant, la finition et le traitement de surface, uniformément brossé, semblent un cran en dessous de l'original.

Bracelet Oyster 22mm avec embouts 20mm par Yobokies
Copyright madmaxucla
Yobokies présente également un second bracelet acier de type Anvil en 22 mm. Malheureusement, les embouts ne s'adaptent pas parfaitement à la forme de la carrure (comme le montre la photo ci-dessous). Comme pour le bracelet précédent, l'extension de plongée est absente et le traitement de surface est uniformément brossé, ce qui tranche avec la finition du boitier.


Bracelet Anvil 22mm par Yobokies
Copyright Yobokies

Watchadoo vend sur ebay des bracelets Anvil proche de celui présenté ci-dessous à la différence que la boucle n'est pas badgée Seiko et que ses bracelets existent en finition satiné, microbillé ou poli.

Personnellement, je trouve que le bracelet type Anvil, à l'image "brute", ne convient pas bien à la Seiko Sumo qui dégage une certaine classe. Les Anvil irait par exemple beaucoup mieux sur une Seiko Monster.

Pour l'été (ou pour toutes les saisons), les bracelets NATO sont aussi très sympathiques. Vous pourrez trouver tout un tas de NATO sympas de toutes les couleurs : ici du orange ou façon "James Bond". Le site internet TimeFactors est à ce sujet une excellente adresse.

La Seiko SBDC005 sur un NATO orange
Copyright kibi
La Seiko SBDC005 sur un NATO James Bond
Copyright Alienivan
Si vous avez connaissance d'autres combinaisons intéressantes avec la Seiko Sumo, je serais intéressé que vous m'en fassiez part.

Revue Seiko SBDC005 : Mes bracelets pour la Sumo

La Seiko SBDC005 est livrée de base avec le bracelet caoutchouc Z20 noir siglé SEIKO avec le logo de la vague. Celui-ci est très léger (20 g - mesure personnelle) mais je ne le trouve ni très beau, ni très confortable.

Le bracelet Seiko Z20 d'origine

De plus, la finesse de ce bracelet ne sied pas à la carrure de la montre de mon point de vue.

La Seiko SBDC005 avec son bracelet d'origine au poignet (19 cm)

J'ai donc rapidement opté pour le bracelet acier qui équipe déjà les Seiko SBDC001 et SBDC003 d'origine. Un horloger grenoblois, distributeur Seiko (Wegelin & Grua que je recommande), me l'a commandé et monté pour moins d'une centaine d'euros (soit bien moins cher que sur des sites japonais pour le coup...).

Le changement de bracelet se fait très aisément à l'aide d'un Bergeon 6767. Les barrettes à ressort utilisées sur cette montre sont des barrettes larges spéciales (2,5 mm de largeur et 1 mm aux extrémités) de chez Seiko (disponibles pour quelques euros sur eBay ou chez des distributeurs Seiko). Les cornes du boitier sont percées pour expulser facilement la barrette. Un jeu d'enfant.

Ce bracelet acier est splendide ! Je adore l'alternance de traitements de surface, poli et brossé, en harmonie avec la boite. Et même si ces 20 mm de largeur peuvent surprendre sur une montre de 45 mm, ce bracelet lui va à la perfection, mettant en valeur les cornes que j'aime tant. Les maillons pleins respirent la robustesse et la qualité. Les embouts sont également pleins. Ce bracelet pèse à lui seul 85 g.



Les maillons du bracelet, l'embout plein et la barrette épaisse

La boucle de ce bracelet, badgée SEIKO, est en acier plié. Elle présente comme particularité une extension qu'il est possible de déclipser pour être utiliser sur une combinaison de plongée. N'en ayant pas l'utilité et l'extension étant difficile à ouvrir, je ne l'ai jamais ouverte.

La boucle du bracelet de la Seiko SBDC005
Le réglage de la taille du bracelet peut se faire par le retrait de maillon ou par un réglage fin au niveau de la boucle (4 positions). Le retrait des maillons se fait par le retrait de groupilles et d'anneaux élastiques très petits. N'ayant pas les outils pour faire l'opération, j'ai laissé mon horloger mettre mon bracelet à la dimension de mon poignet.

Enfin, pour l'été, j'ai craqué pour un bracelet silicone en accord avec le cadran, c'est-à-dire orange bien flashy ! Je me le suis procuré sur le site internet watch-band-center.com. La barrette à ressorts, assez large, passe difficilement mais une fois en place, elle ne bouge plus (par contre, n'espérez plus la sortir !). La matière de ce bracelet est très confortable par rapport au caoutchouc du Z20. Sa taille est tout juste adapté à mon poignet de 19 cm, le bracelet étant fixé au dernier cran.

La Seiko SBDC005 en mode "été"


Caoutchouc noir ou silicone orange ?

Au final, je porte ma montre 90% du temps avec son bracelet en acier inoxydable. Je trouve que c'est la combinaison la plus confortable et la plus harmonieuse.